Archive for the ‘francais’ Category

LIFT07: le programme est sorti

Friday, November 10th, 2006

Et c’est l’un des plus beaux programmes de conférence, tant dans la forme que dans le fond :-)

Déjà plus de 100 participants inscrits, et de nouveaux intervenants annoncés comme France Cadet, John Buckman, Stowe Boyd and Stefana Broadbent.

Les inscriptions (100CHF d’économie jusqu’au 31 décembre 2006) c’est par ici.

Vers un nouveau crash internet?

Monday, November 6th, 2006

J’ai participé jeudi soir dernier au débat organisé par la Télévision Suisse Romande dans le cadre de l’excellente émission Nouvo, laboratoire de la vénérable chaîne publique Suisse pour tout ce qui touche aux nouvelles technologies.

Quatre acteurs d’internet ont débattu le 2 novembre � Genève sur le thème: le web 2.0, une vraie révolution ou une nouvelle bulle spéculative?Voir la vidéo

Mes premiers pas � la télévision, média peut-être en perte de vitesse mais toujours aussi impressionnant de ce côté-l� de la caméra.

mySpace

Monday, October 23rd, 2006

Je me suis fait encapsuler par le grandiose monsieur Pain, et la RSR a diffusé la première partie de notre brève discussion ce matin.

Laurent Haug, spécialiste de l’Internet.

Myspace est la première fréquentation planétaire sur Internet avec 100 millions d’adhérents. Myspace cumule les superlatifs qui font de lui un site étrange et incontournable sous maints aspects.

Lien et fichier mp3

Nous avons enregistré ça un matin et ça s’entend dans un certain manque de dynamisme dans la voix… Désolé, la prochaine fois je prendrai un red bull ou quelque chose dans le genre ;-)

Ballpark déménage

Wednesday, October 11th, 2006

Merci de noter la nouvelle adresse:

Ballpark SÃ RL
13 rue Charles Giron
CH-1203 Genève

Les changements de mode de communication

Friday, October 6th, 2006

J’ai passé une partie de l’après midi avec Jacques Magnol (animateur et producteur de l’émission Cité Culture) et Bruno Vayssière (directeur de la Fondation Braillard Architectes) sur les ondes de Radio Cité.

Une discussion d’une trentaine de minutes (téléchargeable ici) sur les bouleversements apportés par les technologies dans le monde des médias.

C’était un exercice intéressant d’essayer d’expliquer tous ces bouleversements à une audience grand public, et d’aborder autant de vastes sujets en une demie heure.

J’ai pu discuter avec Bruno Vayssière après notre entretien. Il enseigne dans plusieurs établissements universitaires en France et et Suisse, et il me faisait part des changements que Google est en train d’imposer dans le monde de l’éducation, ou le rôle de professeur change profondément: les élèves ont tous un laptop connecté à divers chats, googlent le moindre nom propre donné par le prof. L’enseignant devient de plus en plus un pointeur vers les ressources pertinentes, de moins en moins un intouchable transmetteur de savoir.

L’éducation, vaste sujet qui mériterait d’être abordé à LIFT.

Paix à son âme

Wednesday, October 4th, 2006

Le disque dur de mon iBook vient de rendre l’âme après presque deux ans de bons et loyaux services, un passage sur trois continents, un nombre incalculable de chocs subis dans des sacs plus ou moins rembourrés, quelques centaines de passages de douane et de rayons X, et un espresso d’un cafétéria anonyme l’année dernière.

J’ai heureusement un backup assez récent (je n’ai perdu que deux jours de travail) mais je n’ai pas pu sauver mon calendrier. Donc si nous avons rendez-vous dans les prochains merci de m’envoyer un reminder par email ça sera plus sûr.

Je suis en train d’installer un nouveau disque dur (en suivant les magnifiques instructions de faqintosh) et tout devrait rentrer dans l’ordre au plus vite. Désolé :-)

LIFT: un nouveau concept pour 2007

Tuesday, September 26th, 2006

Je viens d’exposer le concept de LIFT07 sur le blog de la conférence. Trois jours, le premier pour être actif et rencontrer du monde, le deuxième pour être inspiré par tout un tas d’idées diverses, le troisième pour consolider ses nouveaux contacts et connecter toutes ces nouveautés ensembles.

Ce que nous communiquons pour le moment n’est bien sûr que la pointe de l’iceberg (le reste est encore en préparation). Nous allons apporter pas mal de nouveautés au concept de la conférence, un nouveau système de questions, une conférence “off”, plus d’activités sociales et de surprises…

J’espère que ces innovations seront à la hauteur des attentes que l’édition 2006 a suscitées. Nous avons essayé de prendre en compte trois choses lors de nos réflexions: les idées de l’équipe, celles glanées au hasard des événements auxquels nous avons participé cette année, et finalement celles suggérées par tous les participants de l’année dernière.

Petit tour d’horizon des nouveautés 2007:

Ce qui est nouveau:
• un rythme qui, je l’espère, reflètera mieux le vrai parcours d’une participation à un événement comme LIFT. On rencontre des gens, des idées, puis on a besoin de temps pour faire fructifier tout ça.
• nous allons mettre l’accent sur les activités en parallèle aux conférences. Nous travaillons encore sur le sujet donc je ne peux pas en dire trop, mais en gros nous allons créer une sorte de conférence “off” ou chacun pourra aller réfléchir sur les thèmes de LIFT mais d’une façon différente.
• nous allons vous proposer un nouveau système de questions. Comme je l’ai dit précédemment je ne suis pas un fan de ce qui se fait traditionnellement. Je pense que le système habituel extrait à peine 5% du potentiel de la salle, et parfois même pas les bons 5%.
• nous allons organiser un suivi des discussions de 2006. Le format n’est pas encore défini, mais vu que nous allons offrir une entrée gratuite à tous les speakers de 2006 nous espérons qu’ils viendront en nombre et que nous pourrons organiser une forme de discussion sur ce qui a changé depuis un an.
• des salles plus grandes et plus confortables. Cette année chacun de vous sera assis dans un magnifique fauteuil en cuir, avec prise de courant individuelle.

Ce qui n’est PAS nouveau:
• un prix d’entrée plus que raisonnable
• une atmosphère chaleureuse, ouverte, internationale, et une interdiction absolue de faire du marketing ou de la promo pendant les présentations.
• des intervenants incroyables
• de vrais repas chauds
• la désormais légendaire fondue du jeudi soir
• un centre de conférence professionnel, confortable et cosy

Voilà en deux mots. Les inscriptions seront bientôt ouvertes, et le programme provisoire sera annoncé dans les deux semaines. Pour le moment une dizaine d’intervenants ont confirmé leur présence. A suivre!

Web 2.0 Suisse

Thursday, August 31st, 2006

Sebastian Kwiecien et Richard MacManus m’ont demandé d’écrire un bref descriptif du web 2.0 en Suisse.

Je vais bien sûr parler de coComment, skyClick & adsClick, search.ch, et essayer de ramener en Suisse Plazes et OpenBC qui, bien qu’établis en Allemagne, ont de solides liens avec l’Helvétie.

Je suis certain d’oublier beaucoup de sociétés qui mériteraient d’être mentionnées. Alors si vous avez des liens à me signaler n’hésitez pas, envoyez moi un mail ou utilisez les commentaires ci-dessous. Merci d’avance :-)

De l’économie directe

Wednesday, July 26th, 2006
On quitte […] une économie fondée sur les savoirs du producteur pour une économie des savoirs du client

Xavier Comtesse résume en quelques mots l’évolution actuelle de notre économie, qui voit de plus en plus d’entreprises se décharger des parties les plus complexes de leur activité sur leurs clients.

C’est par ailleurs également le modèle du web 2.0 et de ces services qui sont autant de boîtes à outils vides à qui leurs utilisateurs donnent la vie.

L’article complet est disponible ci-dessous:

De l’économie directe
Par Xavier Comtesse, mathématicien, Avenir Suisse.

La globalisation, les délocalisations, la mobilité et la flexibilisation du travail occupent l’avant-scène médiatique créant, par là même, un climat chargé de craintes. Pourtant, un phénomène, potentiellement encore plus déstabilisant, est en train d’émerger c’est celui de l’économie directe.

De quoi s’agit-il au juste ?

Une combinaison de quatre facteurs est entrain de générer une économie bien différente. A savoir : l’arrivée du consommateur dans la chaîne de la création de valeur, ce qui change de faite les processus de la production; la disparition des intermédiaires qui cèdent le pas à de nouvelles formes d’intermédiations; l’apparition de nouveaux modèles d’affaires qui détruisent au passage les anciennes rentes de situation et enfin la fixation des prix qui suit de plus en plus la mode des enchères. En agissant de concert, ces quatre éléments centraux de l’économie directe bouleversent et transforment en profondeur l’ancienne économie.

Quelques exemples et explications sont tout de même nécessaires pour saisir à quel point cette métamorphose est sur le point de transformer notre vision de l’économie.

Si IKEA, Easyjet, DELL, Swissquote et bien d’autres ont attribué de facto aux consommateurs une participation dans le processus de production, aujourd’hui essentiellement dans la phase de finition des produits, alors on comprend que la chaîne de la valeur est en pleine restructuration. En effet, en s’immisçant dans la chaîne, le consommateur participe pleinement au processus de fabrication, du moins il en est l’élément clé puisque sans son intervention, il n’y aurait pas de produit fini. Lorsque IKEA confie le “dernier kilomètre“ du transport et le ‘montage’ du meuble à son client, il y a, en quelque sorte, un transfert car il a ‘outsourcé’ une partie de sa production. Grâce à ce mode de faire, IKEA s’est délesté de deux processus coûteux celui de la livraison et du montage. Il peut dès lors accorder un rabais à sa clientèle, tant il a augmenté sa productivité externalisée. C’est la clé de lecture centrale de ces nouveaux procédés.

Easyjet, DELL et Swissquote déjà cités ne procèdent pas différemment. Il est aussi évident que tous ces produits qui ont été façonnés par l’active participation du consommateur, ne peuvent plus être vendus autrement. Ainsi, la chaîne de la création de la valeur en est profondément affectée et ceci pour toujours. C’est sous cet angle-là , qu’il faut approcher l’économie directe.

Évidemment, les intermédiaires classiques : les commerçants n’y trouvent plus leurs comptes car le consommateur va avoir tendance à les contourner et se retrouver ainsi directement en contact avec le producteur. Cependant, une nouvelle forme d’intermédiation se met en place. Swissquote, E-bay et beaucoup d’autres entreprises de l’économie directe ont été contraintes d’ouvrir des “shops“ d’un nouveau type. Ces shops sont avant tout des centres d’apprentissage en opérant davantage comme des ‘Internet cafés’ que comme des salles de formation classiques. Les tuteurs côtoient des participants en auto-apprentissage. Cette collectivité organisée en communauté d’intérêt va fonctionner comme un réseau de compétences élargies. L’échange intellectuel et d’apprentissage y est gratuit, mais le moteur de la coopération est le succès pour tous. On peut s’imaginer un instant, quel effet cela va produire à terme sur nos écoles et nos universités s’ils devaient fonctionner avec un tel business modèle ! L’intermédiation prend donc la forme non plus informationnelle (information/prix/qualité/service-après-vente) mais plus formative (formation/enchère/finition/communauté de pratique).

Dès lors, de nouveaux modèles d’affaires sont en train de supplanter les anciens. Il ne s’agit plus d’une recherche du ‘low cost’ dans la production mais bien d’une ‘high productivity’“ chez le consommateur. En inversant ainsi les valeurs, ces entreprises créent un déplacement vers les savoirs-faire des clients. Tout ce qui est de l’ordre de l’information de la connaissance de base devient gratuit et tout ce qui est du savoir complexe : payant. On quitte en quelque sorte une économie fondée sur les savoirs du producteur pour une économie des savoirs du client. C’est une révolution de fond qui implique de revisiter la manière même de comprendre l’économie. Lorsque Skype a rendu le coût de la communication par Internet gratuit, il a démoli tout le modèle économique de l’industrie des télécommunications. De même, lorsque le triplet : MP3, i-Pod et i-Tune sont apparus sur le marché, l’industrie de la musique a été chahutée de toutes parts. C’est sans doute cette évolution économique qui va prédominer dans l’avenir et ce n’est qu’un début.

En effet si l’on observe E-bay et son modèle de fixation des prix par enchère, on s’aperçoit que même le mécanisme de la fixation du prix change. E-bay est aujourd’hui le plus grand magasin virtuel au monde. Les clients y échangent non seulement leurs produits usagés, mais des dizaines de milliers de petits magasins spécialisés offrent toutes sortes de marchandises neuves, genre d’immense bazar on-line. Ces petits shops dont les propriétaires sont aujourd’hui de vrais professionnels qui vivent de ces transactions organisent le monde marchand de demain car tout se vend, sans prix, sans négociation mais par simple enchère. Cette pratique est totalement inédite pour le consommateur car il ne s’est jamais trouvé dans une telle situation qui lui impose de d’avancer un prix en espérant obtenir l’enchère. L’ancienne économie ne nous avait guère habitué à fixer un prix à une marchandise et qu’elle serait par ailleurs convoitée par d’autres à un prix différent et qui de plus pourrait être vendu alors directement au plus offrant. Cette situation nécessite d’abord un apprentissage, mais révèle aussi ensuite un changement de comportement fondamental chez le consommateur. La question est de savoir si le consommateur pourra revenir à la forme antérieure d’achat dès lors qu’il s’est familiarisé et a pris goût à ces nouvelles pratiques ? On pourrait lancer des paris. Ce changement dans la fixation du prix va sans aucun doute entraîner une profonde mutation économique vers ce que l’on peut déjà aujourd’hui qualifier d’économie directe.

Pour conclure, j’aimerais proposer une analogie risquée avec la démocratie directe. Lorsque la Suisse a poussé le concept de démocratie jusqu’à donner des instruments de gouvernance au peuple comme l’initiative et le referendum, les Suisses ont inventé la démocratie directe. Ne sommes-nous pas à la veille d’un même type d’invention sur le plan économique ? Si le vrai pouvoir est donné aux consommateurs, c’est-à -dire de finir le produit, supprimer les intermédiaires, changer les modèles et fixer les prix, sommes-nous pas déjà en train de modifier les fondements de l’économie ?

La théorie de la poubelle

Wednesday, July 26th, 2006

Olivier Trippet évoque la théorie de la poubelle que je ne connaissais pas.

Dans la théorie classique on présuppose que, face à un problème, les décideurs élaborent rationnellement une solution adéquate. Voici le problème, cherchons la solution. Mais selon les observations de March et de ses collaborateurs, le processus de décision ne se déroule pas ainsi. Il s’agirait plutôt de mettre en concordance des solutions pré-existentes avec des problèmes… Les décideurs puiseraient ainsi, dans une vaste poubelle, des solutions en quête de problèmes.

Lien

Je trouve cette observation très intéressante, et elle compte en effet une part importante de vérité. Mais pourquoi avoir appelé ça la théorie de la poubelle (ce qui donne fatalement une connotation péjorative à l’ensemble)?

Il est clair qu’on devrait fonctionner dans l’autre sens, mais appliquer une solution connue à un problème connu n’est pas forcément un ratage assuré non?