Portrayed by the Agefi

Posted: September 15th, 2007 | No Comments »

The Agefi, Romandy’s economic daily newspaper, published a nice portrait of me the day before the LIFT evening in Seoul. Now I understand why I got so much fun poked at me by sms last Tuesday. All my Swiss buddies had seen the article but I wasn’t aware it was out.

Laurent Haug connecte la Suisse à la Corée, laboratoire du futur
Le fondateur des conférences Lift à Genève va dès demain créer l’événement à Séoul. Portrait d’un metteur en relation. (11 sept. 07, PDF version here)

Pour connaître un technophile, il faut se pencher sur son ordinateur. Laurent Haug, concepteur et organisateur des conférences Lift à Genève et dès demain à Séoul, ne fait pas exception à la règle. Ce jeune entrepreneur français de 31 ans ne se sépare jamais de son seul outil de travail. Comme tout bon «geek» (technophile) qui se respecte, il a choisi un Mac comme fidèle compagnon. Devenu à force une sorte de prolongement de son anatomie, il le balade dans les rues de la Cité de Calvin, entre le café du Grütli, Unimail ou le restaurant du Parc des Bastions, là où se connecte au réseau sansfil de la ville cette nouvelle génération d’entrepreneurs du Web. Sur le boîtier de la machine, quelques autocollants attirent l’attention. Le premier, une pomme semblable au symbole de la marque d’Apple mais rouge avec une petite croix blanche. Comme l’expression de son attachement à la Suisse. Le reste du couvercle du portable est mangé par trois adhésifs rouges verts et bleus frappés du logo Lift: une croix vers laquelle se concentrent des dizaines de phylactères blancs. Lift, c’est l’événement auquel ce Suisse de cœur consacre l’essentiel de son temps et son énergie. «Après une courte expérience dans le domaine de la banque privée, j’ai lancé à mon compte Lift Lab, une agence de conseil aux entreprises spécialisé dans les technologies», raconte ce diplômé de HEC Lausanne. La distinction est très claire: le consulting est une activité secondaire. Et Lift, cette plateforme de discussion pour parler des technologies et de leur impact sur la société, son véritable mantra.

Un concept importé du Danemark

L’idée a germé en 2005, alors que l’éclatement de la bulle internet résonnait encore aux oreilles de beaucoup. «Les parents préféraient alors que leur fille se marie à un artiste plutôt qu’à un webdesigner», commente en riant l’entrepreneur. Mais 2005 signe le retour en grâce des techs en Europe. A l’occasion d’un sommet au Danemark qui réunit les bloggeurs du monde entier pour discuter des tendances du futur, Laurent Haug décide d’importer le concept en terre helvétique. Sans en faire cependant une nouvelle étape sur le circuit encombré des stars de la blogosphère. Au contraire, il concocte une recette beaucoup plus personnelle. La conférence mêle ainsi présentations de spécialistes à des espaces artistiques et même ludiques et se veut une plateforme de rencontre entre les mondes réel et virtuel. Pour se démarquer de ses concurrents, Laurent Haug mise sur des orateurs encore peu connus. «Nous sommes par exemple allés chercher sœur Judith, l’éditrice du site du Vatican.» Dans quel but? «Je l’ai fait venir à l’attention des banques privées, pour qu’elle leur explique que la longévité d’une institution comme celle de l’Eglise catholique n’est pas une excuse pour ne pas changer et regarder de l’avant», détaille, les yeux bleus pétillants, cet entremetteur professionnel.

Et l’événement se veut sans frontières nationales; plutôt normal pour le fils du fondateur du programme d’échange universitaire Erasmus! Lift s’exporte en Corée dès demain pour une première série de conférences d’une journée à Séoul. Par la suite, les sommets Lift se tiendront en février à Genève et en juin au Pays du Matin calme. Pourquoi là-bas? «Ce pays est en avance technologiquement sur tout le monde. Le taux de pénétration du haut-débit au sein des ménages atteint 103%!» s’exclame ce perfectionniste qui ne cache pas ses ambitions. La Corée connaît également des problèmes qui devraient se poser bientôt en Suisse et en Europe. Certaines stars locales se sont suicidées, par exemple, en raison du harcèlement online pratiqué par certains internautes. A tel point que le gouvernement a dû réagir et a imposé un système d’identité numérique. «Je souhaite apporter dès maintenant un éclairage sur ce genre de problématique et commencer à trouver des solutions», promet le Français à la stature imposante. Pour ce «technoréaliste», comme il aime à se décrire, la technologie n’est pas une fin en soi, mais au contraire un moyen d’entrer un contact, de se rassembler, voire de communier. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la bonne chère occupe une place aussi importante chez ce Champenois né d’une mère bordelaise et d’un père alsacien. «Le moment que je préfère pendant Lift, c’est la désormais traditionnelle fondue autour de laquelle se réunissent tous les participants lors du deuxième jour du cycle de conférences.»

«J’ai besoin de savoir que je fais la différence»

Pourtant, cette envie de rassembler se heurte souvent aux barrières latentes de ce pays qu’il adore. Il tente actuellement un rapprochement entre Lift et son pendant zurichois Tweakfest, «mais de nombreuses résistances se font sentir du côté de certains participants. D’ailleurs, Lift est trop souvent considéré comme une manifestation romande, alors que je la perçois comme helvétique», déplore l’entrepreneur. «Il existe en Suisse une sorte de mentalité qui confond confiance en soi et en ses projets avec de l’arrogance, constate un brin amer Laurent Haug. J’ai dû m’habituer au fait que les gens et même certains proches semblent désolés pour moi dès que je tente une nouvelle aventure.» Cela ne l’a toutefois pas empêché de tomber amoureux de la région, allant jusqu’à adopter une certaine pudeur toute helvétique. «Je n’ai jamais voté, car je ne pense pas que ce soit la meilleure façon de changer les choses à mon niveau. J’ai besoin de savoir que ce que je réalise a de l’influence, fasse la différence», clame, inébranlable, le jeune entrepreneur déjà vétéran du web. «Ma passion, c’est de mettre les gens en relation.»


LIFT, l’ascenseur vers les idées novatrices

Posted: December 23rd, 2005 | No Comments »

TECHNOLOGIE. Une conférence organisée en février 2006 à Genève réunira pendant deux jours certains noms parmi les plus éminents de la «blogosphère», ce paysage que dessinent les sites d’opinion sur Internet. Récit d’une prouesse.

Robert Scoble est un Uber blogger. Comprendre que, dans la «blogosphère», soit le paysage médiatique que dessinent ces sites web d’information et d’opinion, il est une des voix qui portent le plus loin. Son site (scobleizer.wordpress.com parle principalement de produits Microsoft, l’employeur du blogger. Cory Doctorow, lui, contribue à boingboing.net, un des sites sur l’utilisation des nouvelles technologies les plus populaires du Web. Personne ne songerait à lui contester le titre d’Uber blogger à lui non plus.Robert Scoble et Cory Doctorow ont un autre point en commun: ils seront à Genève les 2 et 3 février 2006 pour la première édition de LIFT.

LIFT? L’acronyme d’une conférence ambitieuse née dans l’esprit de Laurent Haug, un consultant en stratégie internet basé à Genève. Le projet a son origine au Danemark, à l’été 2005. Le jeune homme de 29 ans assiste précisément à une conférence dans laquelle un des chercheurs de Nokia intervient. «Il expliquait que le marché du futur sur lequel se concentre Nokia est la gestion des données personnelles, se rappelle Laurent Haug. Les photos, les films, les messages que l’on échange avec les engins portables créent une masse d’informations qu’il va devenir important de pouvoir stocker. Or à qui voulons-nous confier ces données afin qu’elles soient protégées? A Google, qui ne cache pas qu’il les exploite? Le conférencier affirmait au contraire que ce marché est une opportunité nouvelle pour les banques traditionnelles. Voilà le genre d’idées que j’avais envie de ramener à Genève.» Réunion de bloggers, LIFT se veut une invitation à la discussion autour d’idées qui vont changer notre manière de percevoir le monde.

Laurent Haug, qui venait alors de quitter une banque privée pour créer sa propre structure de conseil, s’arme de l’outil le plus puissant du monde connecté: le courrier électronique. «LIFT a été organisée presque uniquement par mail», sourit-il aujourd’hui.

Premier recrutement: trois personnes sur lesquelles repose également l’organisation de l’événement: Nicolas Nova, doctorant à l’EPFL, spécialiste de l’interaction homme-ordinateur, Steven Ritchey et John Staehli, deux professionnels de la gestion de l’information sur Internet. Aucun n’est payé. Idem pour les intervenants. Le budget de 50 000 francs est couvert en grande partie par les frais d’inscription des participants. L’unique aide financière, le quatuor est allé la trouver à Bâle, auprès de la Fondation Gebert Rüf.

Le premier conférencier à accepter l’invitation du quatuor a été Cory Doctorow, un habitué de Genève, où il vient défendre, au sein de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, la vision d’un Internet ouvert, libre et collaboratif.Ils seront vingt-sept à prendre la parole durant les deux jours de rencontre. Une bonne partie d’entre eux se sont faits connaître comme bloggers: à LIFT, on parlera donc des idées qu’ils développent quotidiennement par les billets qu’ils publient sur le Web.

Prenons Robert Scoble. Son blog, a écrit The Economist, marque «la fin de la communication d’entreprise telle qu’on l’a connue». Son exploit: avoir modifié à lui seul l’image désastreuse que Microsoft a auprès du public. Recruté comme «technical evangelist», le Californien donne quotidiennement son opinion sur les produits conçus par son employeur et par la concurrence. Il est également impitoyable envers l’un comme envers les autres. C’est précisément cette franchise qui lui vaut de jouir d’une audience planétaire. A quoi bon, dans ces conditions, dépenser des millions pour continuer à communiquer de manière traditionnelle?

«Scoble a été de ceux qui ont installé une relation inédite entre une entreprise et ses consommateurs, reprend Laurent Haug. Son expérience touche toutes les firmes.»

Les affaires ne sont pas le seul domaine où les bouleversements liés aux nouvelles technologies seront disséqués. «A Amnesty, au Comité international de la Croix-Rouge, cela fait des années que les technologies liées au Web sont utilisées. Nous voulons entendre des humanitaires nous expliquer cela, dit Nicolas Nova. Dans les banques, les organisations internationales, la science, les jeux vidéo, la région lémanique est pleine de gens qui travaillent quotidiennement dans l’innovation. Nous voulons qu’ils se rencontrent et qu’ils forment un noyau commun.»

Pour plus d’informations: www.lift06.org

«Le Temps» est partenaire média de la conférence.


Comment Hollywood tente de contrôler la télévision numérique

Posted: November 10th, 2005 | No Comments »
TV. Négociations tendues à Genève sur l’avenir des produits audiovisuels dans un environnement numérisé.

Les producteurs de Hollywood font un cauchemar récurrent. Dans ce mauvais rêve, leur industrie subit ce que les majors de la musique ont vécu avec la numérisation et l’essor d’Internet: une perte de contrôle sur la distribution de leurs produits. Le développement de la télévision numérique menace en effet de bouleverser le marché de l’audiovisuel. Les producteurs et les ayants droit veulent absolument empêcher que leurs émissions, films ou séries circulent de disque dur en disque dur à travers la planète sans leur consentement. Leur plan: imposer dans les téléviseurs et les enregistreurs numériques un «système de gestion des copies et de protection du contenu», appelé CPCM. Ce système est le point central de négociations informelles entre l’industrie audiovisuelle réunie au sein du Digital Video Broadcasting Project, et ceux qui défendent la liberté des téléspectateurs. Les prochaines rencontres auront lieu à Genève, les 21 et 22 novembre prochains.

Cory Doctorow est le coordinateur européen de Electronic Frontier Foundation, association qui représente les intérêts des téléspectateurs. Son avis est évidemment tranché. Entretien.

Le Temps: Comment définir le CPCM?

Cory Doctorow: Le CPCM est une technologie qui permettra de contrôler en détail ce que les téléspectateurs pourront faire avec les programmes numériques qu’ils visionnent. Le fonctionnement est très simple. En plus des images et du son, on adjoint un signal qui déterminera ce que le téléspectateur a le droit de faire. Une sorte de mouchard. Imaginez que vous souhaitiez enregistrer une émission. Vous programmez votre magnétoscope, mais au moment de démarrer, la manœuvre vous est refusée parce que vous n’êtes pas dans la zone géographique qui a l’autorisation de le faire, un peu comme le système des zones pour les DVD. Ce que vous pouvez enregistrer est déterminé uniquement par l’émetteur.

- Qu’est-ce qui pourrait être interdit, et quand?

– Ce n’est pas encore clair. Mais la technologie en cours de développement va, entre autres, permettre de restreindre l’accès aux programmes à une zone géographique, à un nombre précis de télévisions par foyer, à certains types de récepteurs. Le CPCM réduira également le champ de liberté octroyé aujourd’hui par le droit à la copie privée. Notez que le CPCM est la version européenne du Broadcast Flag, un système similaire que les studios hollywoodiens ont tenté sans succès de mettre en place aux Etats-Unis.

- Quelles en seront les conséquences?

– Si le CPCM est adopté, certaines choses que nous pouvons actuellement faire avec les programmes télévisuels deviendront impossibles ou payantes. Un professeur souhaite enregistrer et montrer une émission libre de droits à ses élèves? Le CPCM peut très bien empêcher la manœuvre, pourtant parfaitement légale. Vous voulez mettre un nouvel enregistreur numérique sur le marché? Il faudra le faire valider par les studios qui pourront vous demander des droits. Qui dit brevet dit également fin des logiciels dits open-source, généralement créés par des groupes aux moyens financiers limités.

- Un exemple?

– Il existe aujourd’hui une petite boîte appelée Slingbox. Vous la connectez à votre télévision et vous pouvez alors regarder vos séries télévisées depuis votre ordinateur portable, où que vous vous trouviez dans le monde. Ce genre d’innovation serait perdu avec le CPCM. Nous sommes en train de laisser un petit nombre d’entreprises dicter à des millions de gens ce qu’ils auront ou pas le droit de faire.

- Au moins, ces mesures permettront de lutter contre le téléchargement illégal de films, non?

– Même pas. Les utilisateurs expérimentés trouveront un moyen de les contourner, et ils mettront les films à disposition des internautes. Dans ces négociations, les studios souhaitent surtout prendre le contrôle de la télévision numérique pour en tirer le maximum de bénéfices. En mettant une technologie brevetée dans le signal numérique, ils s’assurent de beaux revenus pour les années à venir, téléchargement illégal ou pas.

- Quel modèle proposez-vous pour concilier les intérêts des consommateurs, des studios et des diffuseurs?

– Il existe des solutions. Prenons l’exemple du marché de la musique. On peut imaginer un système où chaque client payerait un montant annuel qui lui donnerait le droit de télécharger ce qu’il souhaite en toute légalité. L’argent serait mis en commun et les bénéfices répartis entre les artistes, chacun recevant une somme proportionnelle à la popularité de son travail. Personnellement, je crois que nous devons cesser de faire des lois pour combattre les technologies. L’innovation fait peur car elle force à se renouveler. La situation n’est pas nouvelle. Quand la radio est arrivée, les distributeurs de disques se sont inquiétés du fait que n’importe qui pouvait diffuser leur musique à des millions de gens. Ils ont tenté de s’opposer à cette avancée qui, au final, leur a été plus que bénéfique. C’est la même chose avec les studios hollywoodiens.

Cory Doctorow parlera à Genève dans le cadre de la conférence Lift. Voir www.lift06.org

Carnet pratique
Cory Doctorow interviendra à Genève dans le cadre de la conférence Lift, les 2 et 3 février prochain (http://www.lift06.org).

Pour plus d’informations (en anglais): La page de la Electronic Frontier Foundation sur le CPCM
http://www.eff.org/IP/DVB/

Le site de la «slingbox», permettant de regarder sa télévision de n’importe où dans le monde,
http://www.slingmedia.com/

Le site du groupement DVB, responsable de la définition du futur standard de diffusion de la télévision numérique:
http://www.dvb.org/


Quand le high-tech brouille nos repères

Posted: October 24th, 2005 | No Comments »
INTERVIEW. Vie privée et vie professionnelle fusionnent. Les réflexions de Cary Cooper, professeur de psychologie organisationnelle.

Les technologies de l’information nous permettent d’être joignables en tout temps et à peu près partout. Revers de la médaille, il est de plus en plus difficile de séparer vie privée et professionnelle, et les vacances peuvent facilement être interrompues par un coup de fil urgent des collègues restés au bureau. Tour d’horizon de l’impact des nouvelles technologies sur la difficile balance entre vie privée et travail avec Cary Cooper, professeur de psychologie organisationnelle et de santé à l’Université de Lancaster.

Le Temps: Pensez-vous que la frontière entre vie privée et vie professionnelle est en train de disparaître?

Cary Cooper: Cette frontière tend à se gommer, et vie privée et vie professionnelle tendent à fusionner. Il y a trois raisons principales à cela. Tout d’abord, les gens travaillent de plus en plus longtemps, et de plus en plus vite. Ensuite, la technologie fait que l’on peut être contacté – on pourrait presque dire affecté – vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. Enfin, maintenant que deux tiers des ménages sont composés de personnes qui travaillent toutes les deux, la technologie peut vous atteindre en tout temps, mais elle peut vous atteindre tous les deux.

La technologie est-elle seule responsable de cette disparition, ou n’est-elle qu’un facteur aggravant?

Non seulement la technologie multiplie la quantité d’information que nous recevons, mais en plus elle exige des réponses immédiates aux sollicitations. Auparavant, avec le courrier papier, on pouvait tranquillement classer les choses par ordre de priorité et réfléchir avant de répondre. Maintenant, avec e-mails et téléphones mobiles, l’on doit réagir dans l’instant. Donc la technologie nous surcharge et nous oblige à répondre rapidement. Elle est aussi impersonnelle et nous éloigne des vraies relations sociales. Quand on envoie un e-mail, on est avant tout en communication avec sa machine. On commence à voir des organisations, comme la ville de Liverpool par exemple, qui bannissent l’usage de l’e-mail entr e collaborateurs du même bâtiment.

On peut imaginer que cette invasion du travail dans la vie privée est une bonne chose pour les entreprises qui ont leurs employés à disposition en tout temps. Qu’en pensez-vous?

Personne n’a encore vraiment su tirer parti de ces nouvelles technologies, alors qu’elles offrent une incroyable palette de possibilités aux entreprises. Ces évolutions devraient permettre de proposer aux employés des arrangements beaucoup plus flexibles. On pourrait imaginer un système ou chacun travaille une partie de son temps chez soi et l’autre dans un bureau centralisé, pour les activités sociales entre collègues, les réunions ou la planification. Or, la plupart des entreprises ne proposent pas encore ce fonctionnement car elles n’ont pas compris comment exploiter les nouvelles technologies à leur avantage.

Tout le monde bénéficierait de plus de flexibilité, à commencer par tout le temps gagné sur les trajets pour se rendre sur son lieu de travail. Ensuite les gens travaillent généralement mieux chez eux, étant moins interrompus et plus concentrés sur ce qu’ils font. Les employés souhaitent plus de flexibilité, avoir la possibilité de choisir quand ils viennent au bureau. Il faut que les mentalités évoluent, et que l’on arrête de forcer les gens à faire du «présentéisme».

Alors, si les entreprises ont tout à y gagner, pourquoi ne donnent-elles pas plus d’autonomie à leurs employés?

Le problème vient des responsables, à tous les niveaux. Ils veulent que les gens soient au bureau car il en a toujours été ainsi, et ils veulent «voir leur empire». Nous devons changer notre culture, ce qui prendra du temps.

Quel est l’impact concret de ces technologies sur la vie privée?

Les technologies, en amenant ainsi la vie professionnelle dans le cercle privé, ont un impact très négatif. Elles «dérèglent» les relations. En vacances, vous verrez un nombre toujours plus important d’ordinateurs portables et de téléphones mobiles en liaison avec le bureau. Ce n’est pas très sain car cela ne laisse pas assez de temps pour les relations personnelles. Je soupçonne d’ailleurs les technologies d’être à l’origine de beaucoup de séparations de couples.

Que peut-on faire en tant qu’employé pour limiter ces risques?

C’est à chacun de s’organiser, de savoir dire non après sa sortie du bureau. Il faut faire passer le message que le travail sera fait mais que l’on a besoin de temps pour soi.

Des mesures légales sont-elles envisageables?

Ce n’est pas inimaginable, d’autant plus que l’on a un nombre grandissant de preuves que cette surcharge technologique nuit à la santé des gens. Nous allons au-devant d’un véritable problème de société. Il faut que les décideurs prennent conscience de ces problèmes et respectent mieux la vie privée. Mais les choses évoluent. En Californie, le patron d’une entreprise informatique a constaté que ses ingénieurs faisaient beaucoup d’erreurs quand ils programmaient tard le soir. Alors chaque jour à 17 heures il coupe l’électricité dans les bureaux. C’est tout à fait nouveau.


Ces camgirls qui monnaient leurs exhibitions sur le Net ou les connexions d’un flirt dangereux

Posted: August 30th, 2005 | No Comments »

Elles ont entre 14 et 20 ans, racontent leur vie sur le Web et envoient une photo personnelle et suggestive contre le dernier CD à la mode ou un peu de lingerie.

Cassie a 14 ans, presque 15. Elle est Anglaise. Elle avoue ne pas être parfaite, et, selon ses propres termes, pas particulièrement intelligente. Le logo qui apparaît sur chaque page de son site personnel la montre habillée en écolière dans la chambre de la maison de ses parents. L’adresse Web en lettres rose bonbon apparaît en haut à gauche de la photo de la jeune fille. Cassie écrit son journal presque chaque jour. Elle parle de ses journées à l’école, de ses parents, d’une vie bien tranquille de jeune fille de province. Elle écrit que plutôt que de «sortir en boîte de nuit au risque de se faire abuser par des inconnus», elle préfère se dévoiler dans l’intimité relative de son site.
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Amazon s’allie avec les mégastores Virgin: le e-commerce poursuit sa mutation

Posted: August 30th, 2005 | No Comments »

En fournissant l’infrastructure logistique de «virginmega.com», Amazon vise à se positionner comme la plate-forme de référence du commerce électronique. Détails avec son président pour l’Europe.

Après avoir surpris les marchés financiers en réalisant les premiers bénéfices de son histoire fin 2001, Amazon continue d’étendre son offre aux particuliers et aux entreprises. Le récent partenariat avec Virgin Entertainment Group – propriétaire des magasins Virgin Megastore et du site virginmega.com – illustre une stratégie de développement tournée vers les services. Eclairages et détails sur cette orientation avec Thomas Lot, président d’Amazon Europe.
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D’ici à dix ans, le chinois dominera Internet: fiction ou réalité ?

Posted: August 30th, 2005 | No Comments »

La montée en puissance du chinois sur le Net ne fait aucun doute. Le chercheur Marc Laperrouza craint que cela ne préfigure la naissance d’un deuxième Web sous le contrôle gouvernemental de Pékin.

Pays le plus peuplé au monde (1), la Chine préfigure pour beaucoup la superpuissance de demain. Certaines études (2) prédisent ainsi que d’ici à une décennie, le chinois pourrait même dominer la Toile. Vrai? Faux? Et comment? Réponses avec Marc Laperrouza, chargé de séminaire à la London School of Economics (LSE) où il prépare actuellement un doctorat sur la politique d’informatisation chinoise entre l’IMD de Lausanne et la LSE.

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Un professeur américain révolutionne la distribution d’œuvres en ligne

Posted: August 30th, 2005 | No Comments »

Robert Olen Butler a écrit un texte en direct sur le Net, utilisant toutes les ressources du multimédia. L’unicité de l’œuvre tient à son mode de création. C’est aussi un très bon moyen de contrer les pirates.

L’ordinateur devient petit à petit chaîne hi-fi, magnétoscope, télévision, téléphone, appareil photo ou studio de mixage. Il rend facile l’appropriation et la redistribution de musique, vidéos, textes ou photos. Il est dès lors difficile de posséder une création dès qu’on la rend publique, car elle pourra toujours être copiée, distribuée et même revendue.
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Forums et groupes de discussion, le Web a de la mémoire

Posted: August 30th, 2005 | No Comments »

Souvent destinés à une vie éphémère, les messages échangés sont en fait stockés puis archivés et donc réutilisables en tout temps, pour le meilleur et pour le pire.

Il y a les grands systèmes de contrôle et d’espionnage comme Carnivore ou Echelon et il y a les autres: les plus petits, ceux qui mémorisent sur le Web les milliards de questions, réponses, dialogues et critiques échangés dans les forums et groupes de discussion. Si l’avènement des nouvelles technologies permet en effet de communiquer plus facilement, ces dernières ont aussi créé des systèmes capables de stocker ce qui est temporaire, de figer dans la mémoire des serveurs une conversation destinée souvent à n’exister que quelques instants. Au final, c’est l’internaute de base qui risque d’en payer le prix: il ne possède potentiellement plus ses propos. Et ceux ci peuvent, en tout temps, être retenus contre lui. D’immenses bases de données stockent, analysent et exploitent cette masse d’informations gratuites et faciles d’accès.

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Le blog ou le reality Web

Posted: August 30th, 2005 | No Comments »

Après FAQ, LOL et ICQ, «blog», espace privé ouvert aux commentaires publics, est le nouveau mot que tout internaute se doit de connaître. Description d’un phénomène.

Sur le Web, chacun pouvait déjà cultiver son jardin sous la forme d’une page personnelle. Le blog (pour «Weblog»), un vrai phénomène aux Etats-Unis et qui arrive maintenant en Europe, est une sorte de page personnelle à laquelle chacun est invité à réagir. Le blog offre des informations produites ou relayées par des gens proches de celui qui le consulte. Du «reality Web» en quelque sorte. L’une filme les premiers pas de son enfant, l’autre raconte comment il s’est fait licencier par une dotcom américaine et donne quelques liens sur la couverture médiatique de l’événement. Le tout donne un savant mélange d’ingrédients bien connus des internautes (bookmarks, forum de discussion, news, etc); le reflet de l’existence d’une personne ou d’un groupe sur le Réseau. Le lieu où l’on aime se retrouver.

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