La théorie de la poubelle

Olivier Trippet évoque la théorie de la poubelle que je ne connaissais pas.

Dans la théorie classique on présuppose que, face un problème, les décideurs élaborent rationnellement une solution adéquate. Voici le problème, cherchons la solution. Mais selon les observations de March et de ses collaborateurs, le processus de décision ne se déroule pas ainsi. Il s’agirait plutôt de mettre en concordance des solutions pré-existentes avec des problèmes… Les décideurs puiseraient ainsi, dans une vaste poubelle, des solutions en quête de problèmes.

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Je trouve cette observation très intéressante, et elle compte en effet une part importante de vérité. Mais pourquoi avoir appelé ça la théorie de la poubelle (ce qui donne fatalement une connotation péjorative l’ensemble)?

Il est clair qu’on devrait fonctionner dans l’autre sens, mais appliquer une solution connue un problème connu n’est pas forcément un ratage assuré non?

2 Responses to “La théorie de la poubelle”

  1. Ollie Says:

    En effet, appliquer une solution connue un problème connu n’est pas forcément un ratage, au contraire. Pour autant que le problème et la solution aient été évalués de façon objective et surtout, que l’objectif principal soit la résolution du problème.

    Ce qui se passe souvent, malheureusement, c’est que les décisions se font presque indépendamment des problèmes, en piochant dans une “réserve” limitée de solutions déj prêtes, plus ou moins toujours les mêmes.

    Ces solutions ont souvent comme but principal de servir les intérêts des personnes qui les préconisent plus que d’apporter une véritable solution. Les problèmes délicats, auxquels aucune solution “toute prête” ne s’applique, sont habilement mis de côté et restent souvent sans réponse, pour longtemps.

  2. Ollie Says:

    En effet, appliquer une solution connue un problème connu n’est pas forcément un ratage, au contraire. Pour autant que le problème et la solution aient été évalués de façon objective et surtout, que l’objectif principal soit la résolution du problème.

    Ce qui se passe souvent, malheureusement, c’est que les décisions se font presque indépendamment des problèmes, en piochant dans une “réserve” limitée de solutions déj prêtes, plus ou moins toujours les mêmes.

    Ces solutions ont souvent comme but principal de servir les intérêts des personnes qui les préconisent plus que d’apporter une véritable solution. Les problèmes délicats, auxquels aucune solution “toute prête” ne s’applique, sont habilement mis de côté et restent souvent sans réponse, pour longtemps.

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