Blogging en entreprise: leçon 3
Comme vous ne le savez probablement pas je travaille pour une grande banque Suisse dans laquelle j’implémente un intranet construit autour d’un blog. Le but de cet intranet est de transmettre de l’information aux collaborateurs sous une forme nouvelle, plus informelle, afin qu’ils se sentent impliqués et non plus simples spectateurs d’un grand changement (nouveau système informatique) qui s’annonce. Retour sur les quelques enseignements que je retire de cette expérience extrèmement enrichissante.
Les deux premières semaines l’équipe de rédaction a écrit cinq billets sur le blog. Cinq. C’est très peu et l’audience a tout de suite réagi: baisse progressive des visites. C’est tout à fait normal du point de vue des lecteurs. Imaginez que vous arrivez sur un site que vous pensez très vivant mais ou rien n’a changé depuis votre dernière visite. Vous y reviendrez peut-être (dans longtemps) et si vous ne trouvez rien de nouveau, vous effacerez l’adresse de votre mémoire.
Cette dynamique, qui est une vieille vérité du web, semble devoir être nuancée quand il s’agit d’un blog et encore plus d’un blog interne en entreprise.
Sur un blog vous avez une deuxième chance
Il y a une vie après la première impression. Dès que le contenu a commencé à revenir en force le nombre de visites est tout de suite remonté. Je pense que cela vient du fait que dans le monde des blogs, l’unité n’est plus le site mais le billet. On vient avant tout chercher des histoires, de la nouveauté, sans trop accorder d’importance au contenant.
Dans le web « applicatif » ou « plat » ce luxe n’existe pas. Il faut faire bonne impression lors de la première visite ou c’est fini. Pour reconquérir une audience qui a déserté il faudra changer le service et faire un effort promotionnel intense car on ne revient jamais pour la même chose, et la seule façon de changer est de créer un nouveau service. Sur les blogs, le contenu est le service, et le service est donc facile à améliorer.
Leçon 2: L’audience est prête. Les rédacteurs pas.
Leçon 1: Le contenu fera la différence

