L’arcticle “Van Damme, un verbe très structuré” afflue dans mon sens en affirmant que même si le fond des pensées de Jean-Claude Van Damme est risible, son parlé et sa façon de communiquer sont tout à fait XXIème siècle. Le sémiologue Hugues de Chanay, maître de conférences à l’université de Lyon-II, à décortiquer, pour Libération, le phénomène Van Damme. Pour les gens qui comme moi pratiquent un certain niveau de JCVDisme, Il y a plutôt de quoi se réjouir. Morceaux choisis:
Son méli-mélo est significatif d’un dynamisme, d’une modernité, voire d’une avant-garde : l’anglais est «hype». Pas de quoi fouetter un cat
… Il vient souvent doubler le français : «A l’intérieur de soi-même, deep inside.» Van Damme se place ainsi en «posture internationale», abolissant les frontières : le français et l’anglais semblent parfois une seule et même grande langue
il conserve une élocution typiquement française («j’suis v’nu») et des pointes d’accent belge : il ne se revendique pas comme anglophone, ce n’est pas Jane Birkin. Il y a un effet de décalage ; c’est le moins qu’on puisse dire
ce qu’on essaie de faire passer pour de la déficience linguistique est au contraire un langage très structuré
La maîtrise gestuelle de JCVD (maître ès arts martiaux) lui permet une économie de marqueurs verbaux
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on Wednesday, May 14th, 2003 at 10:51 pm and is filed under Cheap Thought.
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